Bast parle du « Vide »

Le vide dont je te parle
A néant point commun
Avec un trou, avec le néant.

Le vide dont je te parle
N’a pas de fond car
Il n’est fait que de profondeurs.

Le vide dont je te parle
N’a pas de bout
Puisqu’il naît sans fin.

Le vide dont je te parle
N’a que faire de ceux et celles qui
Le regardent de haut, de biais ou de coin.

Le vide dont je te parle, éperdument,
Se moque du sens, des directions,
Des convenances et même de la raison.

Le vide dont je te parle
Ne vibre que pour celui et celle
Qui ose le grand plongeon.

Oui, le Vide dont je te parle
Est le Vaisseau Sacré
De la Vibration,

Et n’attend que ton plongeon,
Ton abandon, pour émettre,
Aux diapasons, les Verbes

Oser
Être
Aimer.

Réjouis-toi !

Bast parle de « S’abandonner »

Comprends bien que les verbes
« Abandonner » et « S’abandonner »
Ne vibrent pas à la même fréquence.

Le premier prend racine dans la forme,
Se nourrit de liens extérieurs,
Est le fruit d’une liaison, d’une tension.

Le second est le berceau du vide,
Un avaleur d’attaches,
Un dévoreur de croyances.

Celui-ci est
Celui qui
Dissout.

Tu vois, leurs vibrations diffèrent
Radicalement de par un seul
Et unique « S »,

De celui qui,
Par manque, abandonne
Et est abandonné,

À celui qui, complet,
S’abandonne
Dans l’Esprit,

Pour à nouveau,
S’abandonner à la Source
Du Souffle.

Réjouis-toi !

Bast parle d’habitude et de choix

Observe comme,
À chaque instant,
Un choix t’est demandé.

Je ne te parle pas
De décision à prendre,
Ni de direction à donner,

Mais d’un choix qui n’appelle
Aucune action, n’engendre
Aucune réaction.

Je te parle d’un choix
Conscient,
Déterminé,

Qui, pour connaître de quoi
L’habitude est faite,
Va s’en revêtir et ainsi sentir

Si elle est tissée de coutumes,
De rituels, d’apprentissages,
D’expériences.

Puis, qui va s’en déshabiller,
S’en désapprendre,
S’en mettre à nu,

Et, encore,
À chaque instant,
Au présent,

Te demander
De choisir,
De discerner.

Réjouis-toi !