Bast parle de « Bouquet de choix »

L’heure de vendanger
Est là,
L’heure de cueillir
A sonné !

Que vos choix
S’unissent et forment
Un bouquet
De Beauté.

Et qu’Il s’érige non pas contre, mais pour,
Pour le Oui au non,
Pour le Non au consentement.
Il est temps. Maintenant !

Même si le nectar subtil de
Votre offrande ne naît que
Dans un an, vendangez,
Cueillez dès à présent!

Récoltez mais ne gardez rien.
Récoltez en vain
Et laissez les grains
S’échapper de vos mains,

Car même si un bouquet finit par se faner,
Celui qui a choisi de le composer,
Celui qui l’a reçu, celui qui l’a donné,
Tout comme celui qui l’a humé,

Gardera en mémoire Sa Beauté,
Et pourra à chaque instant
La rappeler à tous ceux qui osent
Se laisser porter par le Vent,

Et qui se laisse s’aimer,
Qui se laissent s’ensemencer
Par le souffle Vivant,
Par le Souffle ardent,

Par Celui Qui réjouit !

Bast parle « d’acceptation sans consentement »

Tu te demandes
Comment naviguer
Dans ces eaux troubles
Sans te perdre,
Sans te noyer,
Sans sombrer ?

Tu te demandes
Comment te diriger dans
Ces courants si forts,
Trop contre, trop avec,
Si déchaînés.
Comment ?

Tu te demandes,
Là, maintenant,
Là, aujourd’hui,
« À quelle boussole
Puis-je
Me fier ? »

Ma réponse est simple,
Est faite de trois temps,
Se décline en trois mots:
Accepte
Sans
Consentir.

Accepte,
Sans chercher
À convertir.
Accepte,
Sans chercher
À avoir raison.

Accepte en disant
Oui à la Vie,
Et Non
Au consentement.
Accepte et choisis,
De toi à toi.

Alors, quel que soit ce choix,
Tu pourras te laisser guider
Par la boussole Sacrée,
La boussole Aimante
Par la boussole
Aimantée,

Par la seule et unique
Énergie qui sait vraiment
Où aller
Et qui sait comment
Aimer
Aimer.

Choisis-la,
Choisis,
Choisis-toi,
Choisis,
Et que ce Choix

Réjouisse !

Bast parle, sans bruit, de « Silence »

Comment, du dedans,
Parler du silence ?
Te demandes-tu.
Comment en parler
Sans faire de bruit,
Puisque l’exprimer
C’est déjà se mettre
Hors de lui ?

Entends. Entends
Ce que je te dis,
Entends,
Comprends
Et saisis.
Non pas mentalement,
Mais simplement,
Naturellement.

Je te réponds
Qu’il est possible
De crier le silence
Sans bruit,
En dissolvant
Tout ce qui retient,
Tout ce qui empêche,
Tout ce qui contient,

Crie le silence
Et dissous
Dans le vent,
Tout ce qui reflète,
Tout ce qui module,
Tout ce qui reste,
Dissous,
Dissous tout,

Dissous
Dans le Souffle
Et écoute
Le murmure
Qui hurle
Dans sa chute
Le vrai, le réel,
L’essentiel,

Et que, silencieux, muet
Comme une tombe, chute,
Chute le silence,
Au point final, épilogue
Sans fin, sans faire de bruit,
Sans sons autres que
L’éclat cristallin
De ton rire,

Qui rayonne, résonne et réjouit !