Bast parle de « Questions »

Tu te demandes si la douleur
Ressentie n’est pas faite pour
Que tu puisses prendre conscience
Que tu vis là, en incarnation.

Tu te demandes si elle ne serait pas
Un garde-fou, un lien qui te tient,
Qui t’ancre à ton existence,
Lui donne une direction.

Cela est étonnant de t’entendre ainsi
Te questionner alors que jamais, jamais,
Tu ne t’es interrogée de cette manière
Lorsque tu te sentais bien, joyeuse et légère.

Si la douleur était bel et bien là
Pour te maintenir à Terre,
À quoi donc pourrait servir la joie,
La gaieté, le bien-être ?

Comprends-tu que tu t’interroges
En vain et que cette recherche
De sens, de raisons, ne crée
Que de nouvelles questions ?

Comprends-tu, qu’ainsi, tu ne fais
Que consolider des croyances
Et ériger de nouvelles
Et imposantes cloisons ?

Comprends-tu que les réponses
Aux « pourquoi »
Ne sont que du vent,
De l’illusion ?

Comprends-tu combien il est vain
De faire de telles suppositions,
Puisqu’il est juste question, ici
Et maintenant, d’Être ?

Alors
Soit,
Sois !

Et réjouis-toi !

Bast parle de « ses » messages

Parlons des « mes » messages,
De ceux que tu recevais, autrefois,
Quotidiennement et, maintenant,
De temps en temps.
Parlons-en.

Observe dans quel état d’esprit tu es,
Dans quelle disponibilité tu t’offres
Pour que, de suite, les mots, fluides,
Coulent sous ta plume.
Observe.

D’où viennent-ils ?
De qui sont-ils vraiment ?
Et pourquoi naissent-ils
Juste en cet instant, précisément ?
Observe.

Oui, cet état de réception
N’est pas un autel à paroles,
Ni à des sons qui sourdent de nulle part,
Ni à des mots qui proviennent
D’un espace distinct, hors de toi, non.

Ceci est un état d’être,
D’être dans l’Accueil,
De cette partie de toi qui Sait,
Que plus qu’Une,
Elle est Le Tout,

Ce Tout qui n’a rien à voir avec
Le royaume des Dieux et des Déesses,
Mais qui est
Qui tu es, Qui je suis,
Et qui Nous le rappelle

Réjouissons-Nous !

 

Bast parle de « Regard »

Un regard animé, qu’il soit fixe,
De coin, ou oblique, reste un œil jeté,
Mû par la volonté de ramener
Une image reflétée, déjà projetée.

Ainsi en est-il du regard « au loin »,
Qui reste à l’intérieur à observer
Ce qui, perdu, attend d’être guidé,
Aspire à être éclairé.

Pour exister, ce regard-là, a besoin,
Lui aussi, d’être animé par l’envie
De voir, d’avancer, de scruter,
Par l’envie de chercher, de trouver.

Aujourd’hui, j’aimerais te parler
D’un autre regard, d’un regard non animé,
Non créé par le désir, les pensées,
Ni par l’espoir, ni même par les idées.

Je te parle d’un regard
Qui ne cherche pas, ne cible pas,
Qui ne réfère rien et qui, pour exister,
N’a même pas besoin d’une intention.

Ce regard n’est pas animé,
Ni par les contrastes,
Ni par les nuances, ni par l’ombre,
Ni par la lumière, non.

Rien ne l’anime.
Il Est.
Et, parce qu’il Est,
Il ne voit que ce qui rayonne,

Et ce qui rayonne lui offre
La vision de la vérité vraie.
C’est le regard de Celui et de Celle
Qui Sait.

Réjouis-toi !