Bast parle du « Souffle »

Le premier Souffle
Annonce la couleur,
La teinte unique,
La Nouvelle-Née,
La Vibration incarnée.

Le premier cri, lui,
Annonce, l’ensemble
Des nuances héritées,
Déjà teintées, celles
De ces couleurs qui
Ne nous habitent pas,
Mais qui nous habillent,
Nous vêtissent
D’une tunique
Soi-disant unique.

Noire, blanche ou
Arc-en-ciel, elle n’est faite
Que de toiles,
De fils enlacés,
Entremêlés,

Qu’il nous faudra bien,
Un jour, une nuit, découdre,
Dénouer, délacer, détisser,
Pour qu’enfin, en pleine
Conscience, se dissolvent
Les filtres dans leur entier,
Mêmes ceux qui, adorés,
Parlent d’amour,
Même ceux dont on rêve
Depuis toujours.

Tous,
Tous sont à dissoudre
Jusqu’à ce que l’on se souvienne
De la couleur qui rayonne
Qui Nous sommes,
Du premier,
Du tout premier,
Au dernier,
Au tout dernier,
Souffle.

Réjouissons-Nous !

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