Bast parle de « S’abandonner »

Comprends bien que les verbes
« Abandonner » et « S’abandonner »
Ne vibrent pas à la même fréquence.

Le premier prend racine dans la forme,
Se nourrit de liens extérieurs,
Est le fruit d’une liaison, d’une tension.

Le second est le berceau du vide,
Un avaleur d’attaches,
Un dévoreur de croyances.

Celui-ci est
Celui qui
Dissout.

Tu vois, leurs vibrations diffèrent
Radicalement de par un seul
Et unique « S »,

De celui qui,
Par manque, abandonne
Et est abandonné,

À celui qui, complet,
S’abandonne
Dans l’Esprit,

Pour à nouveau,
S’abandonner à la Source
Du Souffle.

Réjouis-toi !

Bast parle d’habitude et de choix

Observe comme,
À chaque instant,
Un choix t’est demandé.

Je ne te parle pas
De décision à prendre,
Ni de direction à donner,

Mais d’un choix qui n’appelle
Aucune action, n’engendre
Aucune réaction.

Je te parle d’un choix
Conscient,
Déterminé,

Qui, pour connaître de quoi
L’habitude est faite,
Va s’en revêtir et ainsi sentir

Si elle est tissée de coutumes,
De rituels, d’apprentissages,
D’expériences.

Puis, qui va s’en déshabiller,
S’en désapprendre,
S’en mettre à nu,

Et, encore,
À chaque instant,
Au présent,

Te demander
De choisir,
De discerner.

Réjouis-toi !

Bast parle de « Douleur »

Concentre-toi
Sur ce point, sur ce qui,
En ce moment même,
Te fait mal.

Concentre-toi sans y penser,
C’est-à-dire sans te questionner.
Concentre-toi à ressentir,
À ressentir seulement.

Oublie les « pourquoi »,
Les « pour qui »,
Les « comment »,
Les « jusqu’à quand »,

Plonge,
Plonge dedans,
Et, de dedans,
Ressens !

Le point douloureux,
Le point enflammé est
Le foyer qui demande
À transformer, à dégeler
Ce qui, un jour, a été figé,
Cristallisé, pour alors, t’éviter
De sombrer dans un vide
Trop plein de pleins,
Pour t’empêcher de
Te consumer dans
Un plein trop vide
De vides.

Ressens ta douleur, mais retire-lui
Toutes notions de châtiment, de raison,
De sens, de non-sens, de leçon,
De temps, de mission.

Ressens-la
Vierge,
Pure,
Nue.

Ressens-la comme cela,
Puis désapprends,
Désapprends encore,
Et en corps.

Et réjouis-toi !