Bast parle de « Tâche »

Ne regarde pas l’ampleur
De la tâche depuis sa base.
Recule, recule un peu, recule
Jusqu’à ce que t’apparaisse
Une faille, ou un éperon,
Un fait saillant.

Concentre-toi alors sur cette partie-là
Uniquement, mais entièrement.
Le dénouement d’une part entraîne
Fréquemment celui d’autres facettes.
Il faut commencer par un bout, le délier,
Sans en chercher d’autres du regard.

Ils viendront, ils se rapprocheront
D’eux-mêmes quand il sera temps,
Quand ils auront suffisamment
Relâché la tension et épousé
L’espace libéré par le nœud qui
Précédait et que tu auras défait.

Instinctivement, alors,
Avec douceur et délicatesse,
Tu te rapprocheras du noyau de la tâche.
C’est elle qui, à ce stade, tentera de reculer,
Mais elle ne pourra pas t’échapper car
La clarté est toujours plus forte
Pour aimanter, puis pour libérer,
De sa vibration, les nœuds qui
N’ont plus aucune raison
D’être sur le chemin
De l’Âme en Voyage.


Réjouis-toi !

 

Bast parle de « Nuage »

Un nuage ne suffit pas pour créer l’orage.
Mais, un nuage suffit pour cacher
Momentanément le soleil.

Une zone d’ombre distincte peut
Être une aide à révéler
Une source lumineuse.

Elle peut être, aussi, un havre de paix,
Un nid pour se poser, se reposer,
Reprendre des forces.

Ne crains donc pas le nuage
Dans le ciel bleu
De ton cœur.

Ne crains pas la phase de repos qui,
Cyclique, est, elle aussi, nécessaire et
Bénéfique pour tout pèlerin en voyage.

Sois sans crainte également si plusieurs
Nuages s’appellent, se réunissent et
Répandent l’odeur sauvage de l’orage.

Hume-la, sens-la, ressens-la ! Son effluve
Te raconte la pureté, la clarté à venir,
L’éclair de lucidité, le coup de foudre même !

Mais, surtout, les nuages te parlent
De la promesse qui toujours les suit,
Et qui est celle de la douceur,

De la beauté et de la naissance
Sacrée du jour
Nouveau !


Réjouis-toi !

Bast parle du « Seuil »

Les passages ne se révèlent
Généralement pas là où on les attend.
Il est fréquent que l’âme en voyage sente
Qu’un palier va être bientôt franchi,
Qu’une nouvelle étape est prête à émerger.

Si le pèlerin ne se focalisait alors
Que sur le seuil perceptible,
Il risquerait d’en oublier le chemin
Et ne pourrait plus valider
Son passage dans son entièreté.

Le fait que le pont s’abaisse abruptement,
Comme sorti de nulle part,
Lui évite de s’égarer et de ne pas pourvoir
Accomplir ce qu’il s’était offert
Comme Don personnel.

Ne cherche donc pas à localiser
Le seuil, même si tu le sens proche,
Mais reste dans le présent
Et laisse-toi porter par
L’Amour de la Vie.

Son Amour est le meilleur
Des phares, des guides, et est
Le plus sacré des Vaisseaux
Qui relient les Mondes,
Tous les Mondes.


Réjouis-toi !